A l’occasion de la célébration de la JOURNÉE MONDIALE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA SANTÉ AU TRAVAIL, LE 28 AVRIL
2016 portant sur le thème:
STRESS AU TRAVAIL : UN DÉFI COLLECTIF, notre ONG, SSE-GUINEE vous présente son
discours qui a pour objectif d’attirer l’attention de chacun sur les causes,
les effets et la prévention du stress au travail.
Le travail est
fondamental pour la santé humaine, à tel point que
les gens préférèrent de mauvaises conditions de travail au chômage. Il procure des ressources financières mais contribue aussi à des fonctions psychologiques de base comme une structure temporelle, des contacts sociaux et une identité personnelle.
les gens préférèrent de mauvaises conditions de travail au chômage. Il procure des ressources financières mais contribue aussi à des fonctions psychologiques de base comme une structure temporelle, des contacts sociaux et une identité personnelle.
Selon les estimations de
l’Organisation Internationale du Travail (OIT),
dans le monde toutes les 3mn quelque part un travailleur meurt d’accident du travail et chaque seconde au moins quatre sont blessés. On enregistre chaque année dans le monde 250 millions d’accidents du travail dont 335.000 sont mortels et 160 millions de cas de maladies professionnelles.
dans le monde toutes les 3mn quelque part un travailleur meurt d’accident du travail et chaque seconde au moins quatre sont blessés. On enregistre chaque année dans le monde 250 millions d’accidents du travail dont 335.000 sont mortels et 160 millions de cas de maladies professionnelles.
La célébration de la journée
mondiale de la sécurité et de la santé doit contribuer à prévenir des accidents
et des maladies professionnelles liées au travail. Les pouvoirs publics, les
organisations d’employeurs et les travailleurs doivent mettre en commun leurs
efforts pour lutter contre ce mal.
Le droit de
jouir du meilleur état de santé possible est un principe universel. Une
personne dont la santé au travail n’est pas protégée ne peut contribuer à la
société ni parvenir au bien-être. Lorsque la santé au travail est menacée,
l’emploi productif et le développement socio-économique sont compromis. Le
fardeau des troubles mentaux pèse considérablement sur le monde du travail. Il
a des répercussions importantes sur le bien-être des personnes, réduit les possibilités
d’emploi, les salaires, le revenu des familles et la productivité des
entreprises, et induit des coûts.
L’étude du
stress dans le monde du travail suscite un intérêt croissant depuis les années
1990, en particulier celle de l’impact du stress lié au travail sur la santé
des travailleurs et de sa gestion. Le stress peut trouver ses origines au
travail, à la maison, dans l’environnement social ou au sein de la communauté.
Une ou plusieurs sources de stress peuvent coexister.
Parlons
le stress
Parmi certains groupes scientifiques, le stress a des
connotations à la fois négatives et positives. Dans le contexte de notre communication,
le stress sera uniquement considéré comme ayant un impact négatif et la
question du stress sera traitée dans le cadre du lieu de travail. Le stress
n’est pas une altération de la santé mais le premier signe d’une réponse
physique et émotionnelle nocive. Le stress est une réaction indésirable suite à
une pression excessive. Le stress peut provoquer les effets psychologiques,
physiques et comportementaux divers et entrainer de sérieux problèmes de santé
s’il se prolonge.
Le stress peut être provoqué par des demandes
déraisonnables; un manque d’encadrement; un manque d’assistance; de mauvaise
relation de travail; une fonction mal définie et des changements.
La pression fait partie intégrante du travail, qu’il
s’agisse d’un délai à respecter absolument ou d’un rythme de production qui
doit être maintenu. Dans de nombreux cas, une personne peut se retrouver
incapable de gérer la pression subie. Cela entraine de l’anxiété, qui ensuite
crée une réaction négative plutôt qu’une réaction positive. Si la pression est
de courte durée, alors il n’y aura que peu de conséquences pour la personne.
Mais si la pression continue ou augmente, les symptômes relativement mineurs du stress
peuvent s’accroitre pour se transformer en maladie psychologique et en
pathologie physique.
Parlons les causes du stress
Nous pouvons considérer que les causes de stress
survenant sur le lieu de travail appartiennent à des domaines distincts :
Des contraintes excessives imposées par le poste en termes
de charge de travail, de vitesse de travail ou de délais, ainsi que celles
imposées par les horaires de travail (durée excessive) et les rythmes de
travail (par exemple la modification des rotations de postes). Il faut
également prendre en compte la nature du travail. Certains emplois sont
intrinsèques et difficiles et d’autres exposent les travailleurs à des
situations émotionnelles lourdes.
Il peut y avoir une carence en matière de contrôle de
travail, particulièrement lors que le travail est exigeant. Cela comprend le
contrôle de la nature du travail à effectuer, des priorités impliquées et même
de choses simples comme le contrôle de l’environnement de travail (niveau
d’éclairage, la température, le bruit, etc.).
Le manque de soutien en termes d’information,
d’instruction et de formation pour faire le travail, ainsi que le fait de
n’avoir personne vers qui se tourner lorsque la pression augmente.
De mauvaises relations sur le lieu de travail, en
particulier de l’intimidation et du harcèlement (qu’ils soient imputables aux
cadres, aux collègues ou aux subordonnés).
Le manque de clarté sur le rôle d’un employé, ses
responsabilités et l’autorité dont il dispose, et sur la manière dont il
s’intègre dans la structure organisationnelle au sens plus large.
Le changement et le processus de changement lui-même,
que ce soit un changement qui affecte juste un travail (par ex. une rétrogradation,
une affectation, etc..) ou à l’ensemble de l’organisme (par ex. un rachat). Le
changement peut générer beaucoup d’anxiété et d’insécurité.
Certains facteurs sans lien avec le travail sont
également une cause très importante de stress. Au cours de leurs vies, les
individus traversent de nombreuses périodes difficiles (par ex. un deuil, une
séparation, un parent malade, etc…) qui n’ont rien à voir avec leur travail. De
plus, certains individus sont prédisposés à l’anxiété et aux effets négatifs de
la pression. Bien que ces facteurs ne soient pas liés au travail mais, ces
effets se ressentent sur le lieu de travail et doivent être pris en
considération.
Parlons des effets du stress
Le stress a de nombreux effets, dont certains vont
dépendre de l’individu concerné. Ces effets peuvent être classés en :
Effets psychologiques – anxiété, faible estime de soi,
dépression. Effets physiques – sueur, pouls rapide, hypertension artérielle,
démangeaisons, tension musculaire, maux de tête, vertiges. Effets
comportementaux – insomnie, incapacité à se concentrer, faible capacité de
prises de décision, changement d’humeur, irritabilité, augmentation de la
consommation d’alcool, abus de drogues, augmentation de l’absentéisme de
travail.
Si le stress est prolongé et incessant, ces effets
peuvent entrainer un effondrement physique et mental complet de l’individu. Les
conséquences pour l’individu concerné peuvent être extrêmes. Comme la perte
d’emploi, le divorce, l’alcoolisme, la dépendance aux drogues, etc.
Les conséquences pour l’employeur comprennent une
augmentation de l’absentéisme, une dégradation des relations, des conflits et
une hausse de renouvellement de personnel, ainsi que l’éventualité d’action en
justice.
Parlons de la prévention du stress
Bien qu’il ne soit pas habituellement possible
d’éliminer la pression sur le lieu de travail, les stratégies de préventions
doivent se concentrer sur la mise en place d’un cadre de gestion élémentaire
pour prendre en compte les causes du stress.
Il n’y a pas que les travailleurs qui peuvent être stressés,
les cadres le sont aussi de par le non-respect fréquent des règles établies
(bien qu’expliquées), ce qui engendre forcément des tensions donc du stress. Le
respect des normes de travail doit être mis en exergue.
Les exigences en termes de charge de travail, de
vitesse de travail et de délais… doivent être raisonnables et si possible être
définies en consultant les travailleurs. Les horaires de travail et le mode de
travail doivent être soigneusement choisis en se référent aux préférences des travailleurs
et aux directives. La flexibilité du travail doit être permise lorsque cela est
possible.
La nature de la tâche est également à prendre en
compte et les travailleurs doivent être sélectionnés en fonction de leurs
compétences, de leurs aptitudes et de leurs capacités à gérer un travail
difficile ou émotionnellement exigeant. Des dispositions doivent être prises en
compte pour permettre aux travailleurs de récupérer après des situations de
fort stress sans crainte d’être sanctionnés.
Les travailleurs doivent avoir le plus de contrôle
possible sur leur lieu de travail, particulièrement lorsque le travail est
exigeant, c'est-à-dire qu’ils sont encouragés (lorsque c’est possible) à prendre
le contrôle de la nature du travail; de la définition des priorités et de
l’environnement de travail.
Les salariés doivent se voir proposer des
informations, des instructions et des formations appropriées; ils doivent avoir
accès à un soutien supplémentaire lorsqu’ils en ont besoin.
Il doit exister des politiques claires concernant les
normes comportementales acceptables sur le lieu de travail ; l’intimidation et
le harcèlement ne doivent pas être tolérés.
L’organisme doit être clair sur le rôle réel de
l’individu, ses responsabilités et son autorité, ainsi que sur la manière dont
il s’intègre dans la structure organisationnelle au sens plus large. C’est
quelque chose qui doit être clairement communiqué aux salariés et aux autres
personnes au sein de l’ensemble de l’organisme.
Il doit exister une planification soigneuse et une
préparation du processus de changement. Les raisons du changement doivent être
clairement expliquées et les salariés être consultés lorsque cela est possible.
Dans certaines situations, il est mieux d’accomplir le changement
progressivement pour permettre aux salaries de s’adapter; dans d’autres, il est
préférable de le mettre en place rapidement pour réduire au maximum l’impact de
l’incertitude.
De nombreux employeurs proposent un service de conseil
confidentiel à leurs employés ce qui peut se faire à l’interne par des employés
formés ou qui peut externaliser. Ce service peut être utile pour aider les employés
à gérer des questions liés ou non au travail.
Du point de vue de l’OIT, la protection de la santé
mentale au travail a plus d’impact si elle se concentre sur des stratégies
préventives. La santé au travail et les mesures de promotion de la santé sur le
lieu de travail peuvent contribuer à améliorer la santé mentale et le bien-être
des travailleuses et des travailleurs et réduire le risque de troubles mentaux.
Prévenir
les maladies professionnelles est plus efficace et plus rentable que mettre en
place des traitements et des réadaptations.
L’approche collective pour prévenir et contrôler les
causes du stress liées au travail permet de créer un environnement de travail
sûr et sain, protéger la santé et le bien-être des travailleurs et accroître la
productivité. Elle permet aussi d’instaurer une culture de prévention positive
et constructive dans l’organisation du travail.
Les entreprises ne devraient pas seulement chercher
une réponse individuelle au problème mais favoriser une approche collective
pour prévenir le stress lié au travail et promouvoir la santé mentale au travail.
L’évaluation des critères de performances au travail
et des problèmes personnels imputables au stress sera systématique et les
travailleurs seront invités à exprimer leurs préoccupations concernant toute
situation susceptible de causer du stress au travail.
La participation des travailleurs à ce processus est
cruciale. Ceux-ci et leurs représentants doivent être associés à
l’identification des risques psychosociaux qui, selon eux, causent un stress au
travail, puis pour établir des priorités d’intervention.
L’expérience de
l’OIT montre que la réussite d’une organisation repose sur ses travailleurs et
sa culture.
La prévention des accidents du travail et des maladies
professionnelles, la promotion d’une vie professionnelle saine et
l’instauration d’une culture de prévention sont une responsabilité partagée des
gouvernements, des employeurs, des travailleurs, des professionnels de santé et
de la société dans son ensemble.
Vive le travail et les travailleurs dans un milieu sans stress
Vive la coopération AMA-GUINEE et
SSE-GUINEE
Vive les partenaires d’AMA-GUINEE et les
partenaires de la SSE-GUINEE
Vive la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail
Je vous remercie
Mr Diallo Abdoulaye 2
Conakry le 28 avril 2016
La SSE-GUINEE





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